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Se sentir victime: Choix ou fatalité?

Mis à jour : 18 mars 2019







Les êtres humains sont passionnants ; tous différents par leurs points de vue, comportements et réactions face aux événements de la vie. Ce sont eux qui sont différents et pas tant que cela l’existence qu’ils mènent. Les événements ne sont que le décor du tableau dans lequel nous évoluons et les personnes qui nous entourent, autant de figurants dans le théâtre de nos vies. C’est en fait le regard que nous allons porter sur les situations que nous vivons qui va générer nos émotions. C’est par ce regard que l’on va décider de vivre les choses avec distance et sérénité ou avec angoisse, peur, culpabilité… Ces « lunettes » qui nous permettent de réagir chacun à sa façon à ce qui nous entoure nous sont bien spécifiques, nous en avons chacun/chacune des différentes. Par « lunettes » j’entends grille de lecture, d’interprétation. De ce fait, pour un même événement se déroulant devant 100 personnes, on aura 100 réactions différentes. Cette différence provient du fait que l’on a chacun/chacune notre propre construction culturelle, notre propre caractère, nos propres croyances. Tout cela nous a en partie été transmis par les générations qui nous ont précédées mais est bien sûr aussi le fruit de notre propre vécu et cheminement. Ainsi, devant une situation nous mettant mal à l’aise nous avons deux possibilités : 1. Se laisser submerger par nos émotions et se poser alors en victime. La situation le justifiant tout à fait… 2. Observer la façon dont nos émotions montent et notre façon de réagir puis en tirer un enseignement sur notre mode de fonctionnement profond et personnel. Lorsqu’on est dans le choix 1, celui de la victimisation, on s’embourbe, on accuse, on pointe du doigt ce qui est extérieur à nous. Mais si l’on décide d’opter pour le choix 2, et d’observer les émotions que génèrent l’événement avec distance, comme un scientifique observerait une coupe cellulaire au microscope ; on s’enrichit en connaissance de soi ce qui nous permet de tirer des conclusions et de sortir grandi de cette douloureuse expérience. Cette vision des choses est constructive bien sûr au niveau individuel, mais combien plus dans la vie de couple. En effet, le conjoint est logiquement la personne avec laquelle on a le plus de contact et de situations en commun, le partenaire direct dans le théâtre de la vie. C’est donc lui/elle qui nous permettra d’accéder à la connaissance de soi la plus fine. Les réactions que l’on aura face à lui/elle sont autant d’éclairages, de voiles levés sur nos mécanismes ancrés et notre vision du monde nous permettant ainsi d’accéder le plus en profondeur à la connaissance puis à la construction de soi. Avraham Lahmi Thérapeute de couple & Hypnopraticien 06.22.95.05.70

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